GIROUX-BERTRAND, Chloé

Portrait de Chloé Giroux-Bertrand par Guillaume Monette

CHLOÉ GIROUX-BERTRAND est née le 3 février 1983 à Saint-Germain-de-Kamouraska, au Bas-Saint-Laurent, pour ensuite grandir à partir de ses quatre ans jusqu’à ses dix-neuf ans à Sainte-Louise-des-Aulnaies, dans le comté de L’Islet. Il va sans dire que le fleuve Saint-Laurent fait partie intégrante de ses souvenirs d’enfance, la nature l’ayant émue dès son plus jeune âge grâce, entre autres, à ses tableaux toujours changeants.

Après avoir étudié en arts plastiques au Cégep de La Pocatière, Chloé a obtenu un baccalauréat en études interdisciplinaires en beaux-arts à l’Université Concordia, à Montréal. Ce programme lui a notamment permis d’explorer et de perfectionner ses deux passions, soit celle des arts visuels et celle du textile lié à la création pour le théâtre, telle la confection de costumes et de décors. C’est d’ailleurs dans ce domaine très niché que l’artiste s’est épanouie ces quinze dernières années, concentrant et perfectionnant sa pratique dans la patine de costumes pour le cinéma, la télévision et le théâtre.

En parallèle à sa profession, elle n’a jamais cessé de créer des œuvres, réservant cette passion pour ses temps libres tout en usant de ses techniques de patine pour ses compositions.

Aujourd’hui de retour dans le Bas-Saint-Laurent, près de son fleuve, Chloé a décidé de suivre son courant et de reprendre ses pinceaux pour faire de son art sa nouvelle carrière. Avec une maîtrise parfaite des techniques de patine, elle utilise comme support à ses créations de vieilles bâches de peintre ayant déjà une longue histoire à raconter. C’est ainsi à partir des taches existantes et de l’usure qu’elle donne une deuxième vie à un matériau loin d’être considéré comme noble ou beau, en jouant de transparence avec certaines cicatrices et en opacité avec d’autres, ceci afin de camoufler celles ne servant pas le sujet que l’artiste souhaite mettre en lumière. Ce dernier peut s’articuler autour d’un vieux bâtiment perdu dans l’immensité d’un territoire donné; du fleuve, de ses îles et de ses rivages; d’une forêt de conifères ou encore des champs à perte de vue. La représentation de ces éléments, entre abstraite et figurative, est inspirée de l’âme même du Bas-Saint-Laurent avec ses textures, ses couleurs d’eau et de terre et sa beauté authentique, en parfaite harmonie avec son terroir qui est au cœur de la pratique de bien des artisans.

Enfin, Chloé peut désormais célébrer les tableaux naturels de son enfance qu’elle a admirés et qu’elle admire encore aujourd’hui, jour après jour, en leur rendant hommage avec ses pinceaux, ses photographies et son instinct empreint d’une sensibilité inouïe. Elle permet ainsi à chaque observateur de son travail de vivre un moment de contemplation, de poésie et de silence, moment accompagné d’un parfum de mystère nous rappelant l’air salin des rivages de notre toujours si inspirant coin de pays.

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