Mesure et démesure

Il y a les masses qui se forment par l’accumulation des gestes;

Il y a l’effacement d’un geste, de plusieurs gestes.

Il y a le recommencement inévitable, le doute, le questionnement.

Il y a la naïveté d’un geste titubant sur la toile; une inscription étroite tel un point de départ.

Il y a la conversation des œuvres entre elles; l’une occupe l’espace tandis que l’autre vient s’immiscer à ses côtés, tout naturellement.

Il y a le dialogue, l’affrontement, la recherche d’une sensation perdue, épuisée.

Il y a les formes nouvelles qui s’inscrivent dans l’espace par mimétisme de la réalité, telles l’ombre de cette dernière ou la profondeur de ses vides.

Il y a des ensembles, des rassemblements de vécu, intuitifs et imprécis.

Mesure et démesure, ce sont des formes et des traits qui s’élancent et se brusquent, s’évanouissent dans la profondeur d’une coloration et refont surface dans le mouvement saccadé d’un geste. Les détails se confondent à l’intérieur de masses imposantes, tel un corps à corps doux et nébuleux. L’exposition de Laurence Belzile nous plonge dans l’intrigue absolue de l’abstraction.

À découvrir les 10, 11 et 12 octobre prochains, de 10 h à 17 h, au Centre d’art de Kamouraska.