LOCATELLI, Vanessa

Vanessa Locatelli, née en 1989 à Québec, demeure actuellement à Saint-Irénée, s’occupant d’une fermette au quotidien. Petite, elle avait l’habitude de passer tous ses étés avec sa sœur Karine Locatelli sur la ferme de leur grand-mère ou encore au chalet familial situé en forêt. C’est donc sans surprise qu’elle adopte aujourd’hui un mode de vie privilégiant un rapport de proximité avec la nature, cette dernière étant d’ailleurs la principale source d’inspiration pour ses créations.

Avant de s’établir sur le territoire boisé et vallonné de Charlevoix, Vanessa a fait un baccalauréat en arts visuels à l’Université Laval ainsi qu’un diplôme d’études supérieures en médiation et en interprétation culturelle à l’Université du Québec à Trois-Rivières. En 2015, elle organise une résidence d’artistes en Irlande, puis participe à de nombreuses expositions collectives et individuelles avant de retourner, en 2018, en résidence de création en Irlande, un pays qui l’inspire profondément pour, notamment, ses paysages côtiers, ses châteaux médiévaux et ses ambiances brumeuses.

Actuellement, outre la gestion de sa ferme, Vanessa partage son temps entre la cueillette des fleurs, l’entretien du potager, la chasse, la pêche et la création, activité qu’elle réserve d’instinct pour les jours de pluie ou lorsque la nature est endormie. Inspirée principalement par la peinture de marine, un genre ayant marqué l’Âge d’Or de la peinture hollandaise, ainsi que par l’aquarelle anglaise à laquelle on associe le travail entre autres de William Turner, Richard Parkes Bonington et Copley Fielding, l’artiste crée pour se rappeler ce qu’elle a admiré, qu’il s’agisse d’une lumière particulière dans un ciel de cumulus, d’une envolée de lucioles dans son jardin ou encore des rivages du Bas-Saint-Laurent disparaissant à l’horizon, derrière un mur de brouillard.

Enfin, Vanessa articule sa démarche autour de son intérêt marqué pour la pratique traditionnelle du paysage et témoigne ainsi des lieux qu’elle habite ou qui l’entourent. Par l’acte de la peinture à l’huile sur tout petit format, elle souhaite immortaliser ces endroits et ces panoramas pour lesquels elle ressent un profond attachement en les transformant en quelque chose de précieux que l’on peut admirer toute notre vie, à la façon, en quelque sorte, d’un album de souvenirs. Bref, elle recrée, grâce à une sensibilité extraordinaire, des ambiances particulières, presque romantiques, que l’on reconnaît par la lumière laissée sur le fleuve, les montagnes et les nuages la nuit, par temps gris ou encore le jour, à la lueur de l’aurore ou du crépuscule.