Champagne & Paradis est heureuse de présenter « Parages et rétentions », une exposition solo de Charles Paradis réunissant un nouveau corpus de peintures explorant les liens entre construction, mémoire et apaisement. Cette exposition marque un moment important dans le parcours de l’artiste, alors qu’il s’apprête à entreprendre une maîtrise en peinture au Royal College of Art de Londres, institution reconnue depuis douze années consécutives comme la meilleure université au monde dans le domaine de l’art et du design. Sélectionné parmi un nombre important de candidatures internationales, Charles Paradis compte également parmi les récipiendaires 2026 de la Fondation Elizabeth Greenshields, qui soutient depuis plus d’un demi-siècle l’excellence en art figuratif à l’échelle internationale.
Au cœur de sa pratique se trouve un désir de construire des espaces capables de contenir le calme. Inspiré par le théâtre, la scénographie et le collage, l’artiste aborde la peinture comme un processus de mise en scène où chaque élément est soigneusement disposé afin de créer l’impression d’un monde ordonné, stable et préservé.
Réfléchies comme des maquettes, ses œuvres prennent la forme de refuges idéalisés, de lieux suspendus entre l’espace domestique et le paysage. Meubles, architectures et fragments d’intérieurs apparaissent dans des contextes inattendus, générant une tension subtile entre familiarité et étrangeté. Les perspectives se déplacent, les proportions se transforment et les mécanismes du trompe-l’œil demeurent volontairement visibles, révélant la structure qui soutient l’illusion.
Loin de chercher une perfection absolue, Charles Paradis s’intéresse à ce qu’elle révèle. Derrière ces espaces soigneusement construits affleure une réflexion sur le besoin humain de créer des lieux de stabilité face à l’incertitude. Le geste de bâtir, d’organiser et de retenir devient alors une manière de composer avec l’anxiété, de rendre accessibles des espaces vers lesquels il serait possible de revenir.
Entre peinture et scénographie, « Parages et rétentions » rassemble ainsi des œuvres qui agissent comme des sanctuaires temporaires. Des espaces silencieux et contenus, où le calme n’apparaît jamais comme un état naturel, mais comme une construction attentive, fragile et profondément humaine.
Enfin, le samedi 4 juillet prochain, l’artiste sera présent pour vous rencontrer et pour accompagner la mise en lumière de ce nouveau corpus. À la veille d’une année de création et de recherche à Londres, cette exposition constitue un moment charnière de son parcours, une invitation à découvrir un travail où l’apaisement se construit, se met en scène et se préserve avec une rare délicatesse.